Cerises et magnolias
De fin mars à mi-mai environ, la saison des cherry blossoms vient teinter la grisaille de New York, la couvrant d’un hâle rosé. Aucun décompte officiel n’a été établi mais la ville compterait près de 40’000 cerisiers, entre les parcs, jardins botaniques et les rues.
Si les bourgeons des Okame sont les premiers à éclore à la fin mars, ils sont suivis par la célèbre variété des Yoshino dont les délicates fleurs se parent de pétales blancs, avant de laisser arriver les Kwanzan, le bouquet final qui ponctue la saison sur une explosion de rose en avril.
Chaque espèce fleurit pendant environ deux semaines si la météo est clémente. Comme une caresse sur la dureté du béton, les cerisiers en fleurs apportent une touche colorée qui annonce l’arrivée officielle du printemps et l’ouverture de la saison des parcs. C’est d’ailleurs dans ceux-ci que l’on peut le plus facilement admirer les arbres bourgeonnants de fleurs roses, comme à Central Park, Corona Park dans le Queens, ou dans des lieux dédiés comme le Jardin botanique de Brooklyn et celui du Bronx.
En plus des cerisiers, les promeneurs, touristes et New yorkais ne peuvent pas manquer le réveil des magnolias, ces magnifiques arbres symboliques du sud des Etats-Unis et leurs immenses fleurs parfumées. Car même dans la cité du béton, la nature impose sa touche de couleurs et de gaieté. Un réveil bienvenu après la longue hibernation des sens, gelés par le froid de l’hiver new yorkais.